Salons et foires artistique · Bruxelles
Ink Art Week Brussels 2019
L'annonce en détail
Basée sur une première édition à Venise en Avril 2018, la Ink Art Week se propose comme un évènement annuel combinant l’exposition des oeuvres de calligraphie moderne et de peinture à l’encre avec un colloque théorique et des workshops pratiques. La semaine de l’encre propose un regard retrospectif sur les 50 dernières années de calligraphie moderne en Extrême-orient, avec pour but principal d’élucider le processus d’adaptation des pratiques artistiques et principes esthétiques traditionnels à la « course à l’abstraction », corollaire de l’entrée des cultures Extrême-orientales dans l’Histoire de l’Art moderne. Cette manifestation est hebergée par les institutions culturelles, académiques et artistiques de la ville hôte, qui sont invitées au dialogue avec l’abstraction calligraphique en Extrême-Orient.
A Bruxelles, la semaine de l’encre allie les efforts d’institutions qui construisent des relations d’échange culturel et artistique avec la Chine (La Cambre Horta ULB, ESA St-Luc) avec l’expertise d’une série d’institutions spécialisées dans l’étude des cultures extrême-orientales (EASt/ULB, ISTI ULB, Musées Royaux d’Art et d’Histoire, Institut Belge des Hautes Etudes Chinoises, Institut Confucius ULB). Le temps d’une semaine, un dialogue théorique et pratique est engagé entre professeurs, étudiants, public bruxellois et les artistes et chercheurs invités. L’accent est mis sur l’accès aux principes et aux techniques de la peinture à l’encre et sur l’intégration de l’évènement dans un milieu urbain spécifique. Les thèmes du signe écrit, du rapport nature-culture (ou du paysage) et du geste occupent chacun l’espace d’une matinée théorique. Les après-midis sont consacrés à des workshops pratiques autour des outils et supports d’écriture, la représentation du paysage et la performance calligraphique et la technique de l'estampage.
Le lieu central d’exposition, conférence et workshop de la semaine de l’encre est l’Espace Architecture, place Flagey. La structure double, continue et progressive de l’Espace Architecture s’adapte particulièrement bien au propos comparatif et didactique de l’exposition principale, « Ecriture peinte/Paysage écrit (?) ». Au premier parcours dédié à l’écriture dans sa quête d’abstraction répond un deuxième parcours centré sur la représentation du paysage et les arts de l’espace. Les deux parcours se côtoient, se croisent et finissent par se rejoindre. Dans la tradition extrême-orientale, le paysage est lu ou écrit, et il est composé d’un vocabulaire extensible de lignes de texture, qui ouvrent un espace d’expérimentation pour les outils et les supports calligraphiques. Ainsi, dans sa rencontre avec la modernité et l’art abstrait, l’écriture chinoise emprunte volontiers les voies du paysage, vers un art de l’encre unifié. Ce rapprochement n’est pas uniquement formel : il se fonde sur une certaine philosophie de la nature et sur le rôle structurant de l’écriture dans la pensée chinoise.
Plusieurs espaces satellites s’inscrivent dans le programme de la semaine de l’encre, dont la résidence ODRADEK, avec une retrospective de ses quatre dernières années de dialogues entre peintres à l’encre et œuvres sur papier en Orient et en Occident (Simone Schuitens et Kiran Katara), la fondation Garage Cosmos (Rosalie Fabre), avec une exposition solo de l’artiste Qu Leilei, la galerie rue de Praetere (Anne-Catherine Kenis), avec une exposition centrée sur la matérialité de l’écriture, et les galeries Chine des Musées Royaux d’Art et d’Histoire (Nathalie Van de Perre), avec une exposition dédiée à la technique de l’estampage.
Tarifs
gratuit
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